Job 19 : 25

Introduction

Le Seigneur nous appelle à une vie tant spirituelle que physique basée sur des certitudes. En effet, la vie chrétienne n’est pas une vie « à peu près », de « peut-être » ou de probabilités. Pour avoir de l’impact tant dans le monde spirituel que séculier, le chrétien doit être certain de la présence du Seigneur. L’Apôtre Paul nous dit de prendre « toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté ».

A l’exemple de Job, et de bien d’autres chrétiens dans le monde, nous sommes appelés à connaître des moments difficiles, de souffrance ou d’épreuves diverses. Nul n’est épargné. C’est pourquoi le Seigneur a permis que l’histoire de Job nous soit racontée dans la Bible.

Pourquoi Job, en plein milieu d’épreuve, s’exclame-t- il au chapitre 19 et fait cette déclaration forte et puissante ? Quelles leçons devrions-nous tirer de cet épisode ?

 L’histoire de Job nous montrent que les 3 principaux piliers sur lesquels l’homme pose les fondements de sa vie sont éphémères (I). Dès lors, le chrétien devrait se réjouir d’avoir le Seigneur de son côté (II).

  1. Le caractère éphémère des 3 fondements (valeurs) de la vie humaine

S’il existe beaucoup de fondements ou valeurs qui sous-tendent notre vie, il y a 3 qui sont essentiels : Le statut social, la famille et la santé ou bien-être physique. Toutefois, ceux-ci sont très éphémères.

  1. Le statut social

Au temps de Job, comme dans nos sociétés modernes, l’homme est déterminé par son statut social qui montre son importance dans la société (politicien, sportif, banquier, star de cinéma, footballeur, etc.). Job était considéré et siégeait parmi les notables de sa ville. Il était respecté car il avait réussi sa vie. Aujourd’hui, notre monde nous conditionne et ce sont ceux qui ont un statut social enviable qui sont mis en évidence et beaucoup de personnes, même dans l’église, mettent leur assurance et confiance dans leur travail, leur position sociale qui considère comme un « soupape de sécurité ».

Toutefois, en un instant, Job va perdre son statut. Toutes ses richesses lui seront enlevés par les Madianites. L’histoire de Job nous montre qu’il ne faut pas mettre sa confiance, sa certitude sur nos actions en bourse, ses placements financiers, ses investissements, l’AVS, les épargnes car une crise économique ou financière, une pandémie comme le coronavirus, la grippe porcine, etc, peuvent provoquer une perte totale de ce statut.

  • La famille

De tout temps, la famille a toujours été le fondement de la société. On se dit qu’on peut perdre les relations, mais au moins, on a la famille sur qui compter. C’est le pilier fondamental et garanti. Comme nous, Job a concentré ses efforts à bâtir une famille solide ne manquant de rien et à qui il a sûrement pensé léguer ses biens et assurer sa descendance. Son amour pour ses enfants était tel qu’il se repentait à leur place en offrant des sacrifices d’expiation à Dieu !

Toutefois en une journée, il perdit toute sa descendance.

  • Le bien-être physique ou la santé

L’époque de Job était manquée par le slogan : « la santé avant tout ! » et « la santé n’a pas de prix ! ». C’est d’ailleurs ce que le Diable dit à Dieu. Il prenait soin de lui car il mangeait des produits bio tant en ce qui concerne les fruits et légumes que la viande qu’il produisait lui-même.

Cependant en un temps record, Job va perdre tout cela par la déclaration de guerre de Satan qui s’en est pris à lui. Il sera exclu de la société car il est en faillite. Ses « amis » et collègues vont le rejeter.

De surcroit sa femme en qui il croyait va l’inciter à maudire Dieu et à mourir pour qu’elle puisse refaire sa vie.

Enfin, au vu de sa maladie chronique et infectieuse et de ses plaies, on va le « déshumaniser » et le mettre au niveau des animaux car il était condamné à vivre dans des cendres pour se sentir soulagé.

Dans un premier temps, Job va donc ressasser ses malheurs et se plaindre, notamment lorsque ses 3 amis viendront de loin au motif de le consoler, mais ils vont plutôt l’incriminer et lui faire la morale. Mais Job va se ressaisir et proclamer sa foi et ses certitudes profondes marquées par 3 éléments clés que chaque chrétien doit impérativement posséder.

2. Les véritables certitudes du chrétien

  •  Job savait que son Rédempteur est vivant

Job n’a pas dit « je pense que, je crois que, probablement que… ». Il est catégorique. Il SAIT. Sa certitude ne découle pas d’une connaissance intellectuelle, d’une information reçue, de débats philosophiques.

La certitude de Job découle d’une foi ferme et de sa connaissance personnelle de son Dieu, donc de son vécu personnel. Notre certitude doit découler de la Parole et de la communion intime avec le Seigneur par la prière qui nous rassure que c’est lui qui tient nos vies entre ses mains. Nous sommes appelés à vivre Dieu. Nous devons pratiquer Dieu (témoignage du cancer de Claudia).

  • Job savait que Dieu est son vengeur

Job envisage Dieu comme son vengeur, son « Goël » ou avocat, son défenseur, son garant. Nous devons avoir savoir avec certitude que Jésus est notre Avocat et notre défenseur. Come Job, nous sommes confrontés à des situations et attaques d’ordre spirituel. En tant que chrétiens, Satan et ses agents sont contre nous. Mais nous savons que Jésus est notre Avocat Suprême car il a non seulement payé le prix à la croix, mais il a aussi vécu l’ennemi. Dans nos situations, nous ne cherchons pas à nous venger, mais nous laissons le Seigneur agir (témoignage Force, You du Km5).

  • Job savait que Dieu est le Souverain (il s’élèvera le dernier)

Malgré toutes ses pertes et souffrances tant morales que physiques, Job était convaincu de la souveraineté de Dieu. Lors des cérémonies, on se rend compte que c’est la personnalité la plus élevée qui prend la parole en dernier. Ici, Job reconnaît que Seul le Seigneur est souverain et c’est sa volonté qui s’accomplira.

Dans notre monde actuel, on essaie de repousser et rejeter la souveraineté du Seigneur Jésus sur la destinée du monde. Au nom des droits de l’homme, l’être humain est devenu le souverain en tout. Dès lors, les lois divines, la Parole de Dieu sont remises en cause au nom de la laïcité et de la suprématie de l’homme. Mais en dépit des lois et actions anti-bibliques qui semblent avoir le dessus, le chrétien est convaincu que c’est le Seigneur Jésus qui a et aura le dernier mot sur tout.

Conclusion

Comme Job, en ces temps troublés avec des grandes interrogations d’ordre écologique et sanitaire ainsi que de remise en cause de la Parole de Dieu, nous ne devons pas nous sentir abandonnés. Non c’est plutôt le moment de réaffirmer au Diable et au monde que, quels que soient les évènements, nous savons que Jésus -Christ, notre Rédempteur est Vivant et qu’il se lèvera en notre faveur et accomplira sa volonté.